Féministes et indépendantistes de toutes nos forces !

OUI Québec

En cette journée internationale des droits des femmes, nous, membres du Réseau des citoyennes pour l’indépendance, un comité des OUI Québec, tenons d’abord à exprimer toute notre solidarité avec ces femmes de partout à travers le monde qui luttent quotidiennement et souvent dans des conditions très difficiles.

Elles luttent pour un monde débarrassé à jamais des violences faites aux femmes, des inégalités socioéconomiques entre les femmes et les hommes et entre les femmes elles-mêmes, du racisme, du sexisme, du colonialisme.  Elles luttent pour un meilleur accès à l’éducation, la santé, la culture pout toutes les femmes et en particulier pour les petites filles. Elles luttent pour exiger une participation égalitaire dans tous les lieux de pouvoir.

Nous tenons à exprimer de façon toute particulière, notre solidarité envers les femmes autochtones dont les combats exemplaires sont source d’inspiration.

En tant que féministes indépendantistes, nos pensées solidaires vont aussi aux femmes kurdes, catalanes, irlandaises, écossaises, et à tant d’autres qui luttent pour la pleine émancipation politique de leur peuple et dont certaines paient un prix élevé.

Le thème choisi par le collectif 8 mars pour souligner la Journée internationale des droits des femmes nous interpelle nous qui sommes féministes et indépendantistes de toutes nos forces. Nous considérons que féminisme et indépendantisme ont plusieurs points en commun dont celui de notre émancipation et de l’aspiration à la liberté traversant ces deux mouvements.

L’action du mouvement des femmes, principalement des groupes organisés sur une base associative, est une force de changement social de premier plan. Étant à l’origine de nombreuses conquêtes sociales, les avancées féministes ont contribué à définir la spécificité de la société québécoise. Nos centres de la petite enfance, notre loi sur l’équité salariale, notre Régime québécois d’assurance parentale sont le résultat de chaudes luttes des femmes québécoises et font l’envie de nos consœurs canadiennes notamment celles qui travaillent dans des domaines soumis à la juridiction fédérale.  Mais selon nous, il faut aller plus loin.

Plusieurs des dossiers qui permettraient réellement d’améliorer la situation des femmes stagnent ou sont tristement hypothéqués à cause des chevauchements et de la division des pouvoirs entre le fédéral et le Québec. Pensons ici à la situation dramatique concernant le financement du logement social qui pénalise les familles dont celles qui sont mono parentales. Également, malgré les oppositions des environnementalistes et nos mobilisations importantes, les actions fédérales en faveur d’un Canada pétrolier ont des effets indéniables sur les femmes susceptibles d’être plus vulnérables aux crises environnementales, alors qu’elles portent déjà un fardeau économique et social plus lourd. 

Nous pourrions allonger la liste des enjeux qui nous convainquent, nous les femmes membres du RéCI, de l’incontournable nécessité de conjuguer notre féminisme à notre engagement indépendantiste. Ces enjeux nous les avons analysés dans notre livre Une Québec pays, Le OUI des femmes, publié en 2018 aux Éditions du remue-ménage. « De la diversité des points de vue exprimés (dans notre ouvrage), ressort l’affirmation de la nécessité de l’Indépendance pour un progrès significatif vers l’égalité de fait. »

Le 8 mars est toujours l’occasion de réaffirmer cette conviction.

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